La
Rosée
Tant de sentiers
boueux
Tant d’ornières
d’âpreté
Tant de
croisements incertains
Au détour des
chemins
Tant de vallées
insomniaques
Assombries par
l’hiver infini
Tant de glace
maudite
Tant
d’immuables amarres
Et Ouf !
La rosée
Minuscules
gouttes de printemps
A poser le
matin
Sur les prés
endormis.
Pour quelle
créature sera-t-elle un nectar ?
