J’écoute le gloussement plaintif
du radiateur qui n’en finit pas de fuir d’heure en heure.
J’écoute le pincement déchirant
du tapis trop usé, prisonnier des meubles endormis.
J’écoute le hurlement des plinthes
déchaussées de leur mur et le murmure insolent des lames de parquet trop
ciré.
Je n’entends plus le gémissement
de l’obscurité abasourdie par trop de lumière diurne, ni le chuintement exténué
d’une trop longue journée.
J’entends seulement le chuchotis
de mes draps qui n’en peuvent plus de valser à quatre temps.
